Charte éditoriale

 

Préambule

Cette note éditoriale a pour objectif de structurer l’ensemble des prises de parole du site Internet emancipations.net : articles, tribunes, contributions, témoignages, commentaires… Elle sera en outre accompagnée d’un addendum au moment du lancement du magazine physique émancipations, qui comportera les éléments spécifiques à une publication papier.

La question des réseaux sociaux, en revanche, fera l’objet d’une note éditoriale à part entière.

Introduction

La raison d’être du magazine en ligne : les raisons de sa création et de son existence compte tenu du contexte, ainsi que ses principaux objectifs.

Historique

L’idée d’émancipations naît en 2016 dans l’esprit de sa créatrice, épouvantée par le contexte politico-médiatique en recul perpétuel depuis le début des années 2000. Si Internet a représenté pendant quelques années une opportunité véritable de mieux comprendre les enjeux du monde actuel, les vertus du médium ont vite disparu pour se fondre en un pilier non négligeable du système capitaliste.

Les sources d’information se sont multipliées, comme les outils permettant de la diffuser ; pour autant, l’actualité n’a jamais été aussi uniforme et homogénéisée. Les médias traitent « en continu » des mêmes sujets, créant au passage une crispation chez les citoyens qui, de plus en plus, s’intéressent davantage à ce qui les « dérange » plutôt qu’à ce qui peut leur permettre de s’élever.

Les différences sont mises à mal, vues pour beaucoup comme un obstacle à la liberté du plus grand nombre. Les communautés – dans le sens de groupes de personnes partageant une identité, une culture ou simplement des valeurs communes – sont mises à mal. Ce qui est une richesse est devenu un danger dont il faut se méfier. Attaquer pour ne pas être attaqué… ou tout simplement pour se défendre.

C’est dans ce besoin de renverser les paradigmes et réconcilier les gens entre eux au sein d’une seule et même communauté, la race humaine, qu’émancipations trouve son origine.

Objectifs

émancipations est un médium subjectif mais non moins informatif, esquissant une mise en perspective face au trop-plein d’informations diffusées sur le monde.

Différant du manichéisme, forçant le trait de nos dissemblances pour mieux mettre en lumière ce qui nous rassemble, loin des contraintes journalistiques actuelles et du traitement sacrifié de l’actualité, émancipations porte en son sein le désir ardent de lire et de voir le monde autrement.

Pont liant nos quotidiens à l’histoire de toutes et chacune des civilisations ayant marqué la planète de leur sceau, émancipations tente modestement de restaurer l’inter-connectivité des individus, des peuples et des nations, à une époque où ces liens sont de plus en plus fragilisés.

« Si un seul battement d’ailes d’un papillon peut avoir pour effet le déclenchement d’une tornade, alors, il en va ainsi également de tous les battements précédents et subséquents de ses ailes, comme de ceux de millions d’autres papillons, pour ne pas mentionner les activités d’innombrables créatures plus puissantes, en particulier de notre propre espèce […]. Si le battement d’ailes d’un papillon peut déclencher une tornade, il peut aussi l’empêcher. Si le battement d’ailes d’un papillon influe sur la formation d’une tornade, il ne va pas de soi que son battement d’ailes soit l’origine même de cette tornade et donc qu’il ait un quelconque pouvoir sur la création ou non de cette dernière. » Edward Lorenz, 1972

Appartenance

émancipations est un magazine édité par la société émulation SAS, entité de conseil en communication éditoriale et structure d’édition de magazines, fondée en 2016.

émulation a pour objectif de révéler les âmes créatives et créatrices qui errent dans les corridors sombres du web à la recherche de l’interrupteur.

Curation et création de contenus, direction de projets numériques, accompagnement d’artistes, administration de magazines collaboratifs multi-supports, gestion de communautés sociales et numériques… tout est bon à prendre ou presque au sein d’émulation, dès lors que ce « tout » est appréhendé via le prisme du beau, du cosmopolite et du conscient.

Le magazine

Comment prendre la parole sur émancipations ? Qui en écrit le contenu ? Quels sont les sujets abordés sur le magazine ?

Tonalité

émancipations ayant pour vocation d’initier des discussions visant à rapprocher les individus entre eux, le ton doit être didactique, inspirant, optimiste. Il n’est pas obligatoire d’y aborder un sujet de manière objective, mais il est absolument essentiel de le traiter de manière bienveillante, en employant un ton posé et respectueux de tous et toutes, quelle que soit l’opinion (re)mise en cause.

Sur émancipations, on ne montre pas du doigt, on ne donne pas de mauvaises notes, on ne prétend pas avoir réponse à tout ; bien au contraire. Même les témoignages ne doivent pas être à charge ; il faut pouvoir être en mesure de révéler sa propre vérité au monde sans en faire une généralité ou alors, lui donner une portée universelle.

Car le but premier du magazine, qui doit se retrouver dans chacune des parutions, c’est de pousser l’audience à se remettre en question, à aller chercher en elle-même la réponse aux questions posées, en se nourrissant des éléments de réponse donnés par les exemples et/ou témoignages.

Rubricage

Le contenu du magazine est répercuté dans chacune des catégories suivantes :

Cultures

« La culture permet de faire l’expérience d’un infini de vies possibles : s’offrir de plus en plus de liberté, de souplesse, de largesse pour inventer sa propre existence sans ensuite pouvoir la refuser à l’autre. » Marie Richeux

Cette catégorie traitera des différents sujets relatifs à la culture dans son acception la plus généraliste. Les différents contenus qui seront publiés dans la rubrique « Cultures » d’émancipations auront pour mission de faire la lumière sur des cultures différentes de celles abordées habituellement dans les médias, ou tout du moins de les aborder sous divers points de vue, de préférence internes.

Économies

« Il serait un mauvais économiste celui qui ne serait qu’économiste » Friedrich Hayek

Une catégorie particulièrement pragmatique puisqu’il s’agit là d’évoquer notre rapport à l’argent. D’un point de vue microscopique comme macroscopique, la manière de voir l’économie a changé au travers des âges ; il faudra chercher ici à creuser la question des économies alternatives, en plus des initiatives et/ou tentatives d’introduire dans nos quotidiens un rapport à l’argent plus égalitaire, permettant à chacun-e de trouver sa place dans une éventuelle redistribution des richesses.

Histoires

« Ce n’est pas nous qui faisons l’histoire. C’est l’histoire qui nous fait. » Martin Luther King

Cette catégorie permet une mise en perspective des événements en regard de l’histoire, abordée une fois encore sous différents points de vue. C’est l’occasion en outre de se pencher avec attention sur des détails oubliés de « l’histoire », rétablir plusieurs vérités historiques, si ce n’est présenter des visions alternatives d’événements qui ont souvent été vus sous un seul et même prisme, le prisme occidental.

Sociétés

« La société ne doit rien exiger de celui qui n’attend rien d’elle. » George Sand

On parle souvent de débats ou de sujets de société ; l’appellation est aussi large qu’elle brasse autant de points de vue que d’individus, ou presque. Dans cette rubrique, l’accent est à nouveau donné à tout ce qui relève du « contre-courant », afin de redéfinir les différentes types de société dans lesquelles tout un-e chacun-e évolue au quotidien.

Technologies

« Tout le monde peut innover, si sa vie en dépend. » Akio Morito

Place à l’innovation ! Cette catégorie fera la part belle aux initiatives, produits, campagnes qui œuvrent à une amélioration concrète du monde dans lequel nous vivons, qu’elle ait des effets à court, moyen ou long terme. L’important étant de se donner de l’espoir et de soutenir le « progrès », du mieux possible, même – et surtout – à moindre échelle.

Tendances

« La mode étant l’imitation de qui veut se distinguer par celui qui ne veut pas être distingué, il en résulte qu’elle change automatiquement. » Paul Valéry

Enfin, cette dernière catégorie sera le lieu de la prospective : que nous promet le monde dans 5, 10, 20, 50 ans ? De même, il y sera intéressant de déconstruire l’idée que se fait le plus grand nombre d’une « tendance », car ce qui est tendance aujourd’hui dans un pays en particulier peut ne plus l’être le lendemain, et être sur le devant de la scène dans un autre pays pendant plus de temps, ou pas du tout… Cette rubrique permettra de jouer sur les décalages aux quatre coins du monde d’un même sujet phare.

L’équipe

L’équipe éditoriale d’émancipations sera composée d’une rédaction et d’un pool de contributrices et de contributeurs réguliers ou ponctuels.

Le rôle de la rédaction consiste au respect de la ligne éditoriale, l’animation du magazine ainsi que des réseaux sociaux et la coordination des différents contributeurs.

À terme, chaque catégorie sera représentée par un-e chef-fe de rubrique qui s’occupera de remonter à la rédactrice en chef des sujets à aborder dans les colonnes d’émancipations.

De même, un-e secrétaire de rédaction aura la charge du planning éditorial, l’illustration, la correction et la publication des articles sous contrôle de la rédactrice en chef.

Les contributions sont ouvertes à toutes et à tous : la simple condition est d’avoir quelque chose à dire qui relève des objectifs d’émancipations.

À savoir, pour rappel : initier une discussion entre les individus, inciter l’audience à se remettre en question, révéler sa propre vérité au monde sans en faire une généralité ou lui donner une portée universelle.

Structuration du contenu

Le contenu d’émancipations se subdivise en deux parties :

les éditoriaux, articles et revues de presse, pris en charge par la rédaction et les contributrices et contributeurs réguliers ;

les témoignages, rédigés par les contributrices et contributeurs ponctuels.

Chaque contenu est signé par son auteur-e ou par l’entité à laquelle il/elle appartient.

Les différents formats & leurs gabarits

Rédactionnel

Ce sont des contenus qui doivent répondre à une structure particulière :

Les éditoriaux :

Ils sont rédigés par la rédactrice en chef (ou par les chef-fe-s de rubrique), et comptent au minimum 1 000 mots.

Traitant d’un sujet global, il est important qu’il puisse renvoyer vers d’autres publications, à la fois dans le corps de l’article mais également à la fin du papier, avec un encart « Pour aller plus loin ».

Ils comportent également un chapô qui soulève les questions qui seront passées en revue dans l’article, et des sous-parties correspondant aux éléments de réponse apportés à ces interrogations, afin de permettre à l’audience de creuser le sujet en connaissance de cause.

Les articles :

À l’instar des éditoriaux, ils comptent également au minimum 1000 mots et sont rédigés par les contributrices et contributeurs régulier-e-s (et/ou par les chef-fe-s de rubrique).

Traitant d’un sujet spécifique, ils renvoient également vers d’autres publications, dans le corps de l’article et à la fin du papier, dans l’encart « Pour aller plus loin ».

Ils comportent également un chapô qui soulève les questions passées en revue dans l’article, et des sous-parties correspondant aux éléments de réponse apportées à ces interrogations, afin de permettre à l’audience de creuser le sujet en connaissance de cause.

Les revues de presse :

Rédigés par les contributrices et contributeurs régulier-e-s, ils comptent au minimum 1000 mots également.

Les liens vers les publications sélectionnées répondant au sujet traité sont précédés d’un extrait parlant de l’article, afin de donner à voir l’orientation exacte de la revue de presse et les enjeux qu’elle défend.

L’ensemble des publications sélectionnées doit être répertorié à la fin de la revue de presse afin de permettre à l’audience d’avoir un aperçu immédiat des différents médias sollicités pour la montée de la revue de presse, dans un encart « À lire ».

Tout comme les formats précédents, les revues de presse comportent un chapô qui va déterminer, dans les grandes lignes, le sujet qu’elles abordent. Il n’est pas nécessaire de poser des questions ici ; l’idée étant davantage de pousser l’audience à lire les articles sélectionnés au sein de la revue.

Témoignages

Les contraintes d’écriture des témoignages, émanant des contributions, sont moindres :

Ils feront au minimum 500 mots ;

Ils doivent comporter des sous-parties ainsi qu’un chapô pour accompagner la lecture du papier.

Ils peuvent être accompagnés par un encart « Pour aller plus loin » dans la mesure où le papier traite de sujets en particulier sans pour autant que ce soit obligatoire.

L’iconographie

L’iconographie est prise en charge par la rédaction d’émancipations, qui favorisera l’emploi d’images en Creative Commons, dont le détail est précisé dans chaque article.

Les images respectent la liberté de ton d’émancipations : dans la mesure du possible, elles doivent être inspirantes, ou tout du moins optimistes. Si le sujet ne s’y prête pas, il faudra alors opter pour la neutralité.

La fréquence de publication

La fréquence de publication maximale d’émancipations est d’un article par jour, pour permettre à l’équipe en charge du relais sur les réseaux sociaux d’intégrer les parutions dans le planning éditorial associé.

Pour ce qui est du minimum, il convient de conserver une régularité dans les prises de parole, qui oscillent entre une à deux semaines.